Azote et Soufre

Le groupe Azote

Le groupe azote du COMIFER rassemble une centaine de membres inscrits dont une trentaine participant régulièrement aux réunions. Les membres sont intéressés par la problématique azote qui se décline en diverses sensibilités : décryptage des mécanismes expliquant les flux d'azote dans le système sol-plante-atmosphère, application aux approches environnementales et à la prescription de fertilisation azotée. Les membres viennent donc d'horizons très divers, INRA, GEMAGREF, Instituts, Agro-distribution, Ministère de l'agriculture et de l'environnement, Agences de l'eau, Industrie des engrais, Enseignement,…

Le groupe se réunit 2 à 3 fois par an en séances plénières et 2 à 3 fois en groupes restreints pour préparer certains thèmes.

 

Le groupe peut fonctionner en sous-groupes de travail sur des thèmes comme actuellement :
  1. L'interculture.
  2. Les bilans d'azote.
  3. Les produits organiques épandus en agriculture.

 

Les thèmes principaux abordés
au cours des dix dernières années :
  1. Le début des années 90 a été très axé sur les réflexions autour de la mise en place de la directive européenne sur les nitrates, un certain nombre de membres du groupe azote participant à des groupes de travail initiés par le CORPEN.
  2. Le groupe azote a rédigé dans le milieu des années 90 le Guide méthodologique pour le calcul de la fertilisation azotée des cultures annuelles à la demande du CORPEN.

 

Plus récemment, les thèmes abordés sont revenus sur la compréhension des mécanismes explicatifs des flux d'azote :
  1. Pertes gazeuses aux dépens des engrais minéraux et organiques et aux dépens des sols : travaux sur la volatilisation ammoniacale des engrais de ferme de l'INRA Rennes, du CEMAGREF Rennes, travaux sur la mesure de la volatilisation par voies directe (micrométéorologie) et indirecte (défauts de bilan du traçage isotopique) de l'INRA Versailles, Grignon et Laon-Reims, travaux sur la dénitrification de l'INRA Dijon.
  2. Immobilisation microbienne de l'azote dans le sol sous culture : travaux par traçage isotopique de l'INRA Laon et collaboration de la CRA Lorraine.
  3. Effets des carences temporaires en azote sur le blé : INRA Grignon.
  4. Recherche d'une meilleure efficience de l'azote des fertilisants par la diminution de la compétition entre la culture, les pertes gazeuses et l'immobilisation microbienne : CRA Lorraine propose une méthode de calcul et de fractionnement de la fertilisation azotée du blé.
  5. Recherche d'une meilleure adaptation des doses d'azote sur céréales par l'utilisation des outils de pilotage de la fertilisation azotée : ITCF, UNCAA, HYDRO AGRI.
  6. Synthèse des travaux sur la fertilisation azotée du colza aspects raisonnement de la fertilisation azotée et rôle du colza d'hiver dans la gestion environnementale de la rotation culturale : CETIOM, INRA Grignon, INRA Reims, ESA Lille.
  7. Azote et agriculture de précision : contributions de l'ITCF, de l'INRA Avignon, présentation des outils opérationnels ou en préparation Hydro N-Sensor, Photos satellitales.
  8. Réglementation azote : présentation du projet de redevance sur les excédents d'azote : Ministère de l'environnement.
  9. Présentation du modèle STICS permettant de simuler la dynamique de l'eau, du carbone et de l'azote dans le système sol-plante. : INRA Laon.
  10. Le sous-groupe interculture a terminé la rédaction d'une brochure qui sera disponible rapidement.

 

Les thèmes abordés dans les prochaines réunions :
  1. Les effets directs et les arrière-effets des produits organiques de toutes origines, effet des CIPAN détruites et arrière-effets des prairies retournées ; 30 janvier 2002 journée complète.
  2. La fertilisation azotée de la pomme de terre : ITCF

 

Les productions du groupe azote :
  • Connaissances nouvelles pour une fertilisation azotée raisonnée (1987)
    Recueil des communications Académie d'Agriculture-COMIFER - 232 pages
  • Lysimétrie : évaluation et contrôle des transferts d'azote (1995)
    Recueil des communications - Académie d'Agriculture-COMIFER - 208 pages
  • Calcul de la fertilisation azotée des cultures annuelles (1996)
    Guide méthodologique pour l'établissement des prescriptions locales - Brochure 59 pages

Pour toute information concernant le groupe Soufre, merci de contacter l'animateur du groupe :  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. (GPN)

Le groupe Soufre

À partir d'un petit noyau de cinq participants volontaires pour relancer ce groupe de travail mis en sommeil pendant quelques années, le groupe "Soufre" a tenu une première réunion le 8 septembre 2003.

Dans un premier temps deux axes de travail ont été retenus :

  1. Etat du bilan de l'élément nutritif soufre en France
  2. Inventaire des préconisations en matière de fertilisation soufrée

 

À plus long terme le groupe envisageait de se pencher sur les méthodes analytiques de dosage du soufre et les outils de diagnostic de la nutrition soufrée des cultures.

Lors de sa seconde réunion du 3 décembre 2003 le groupe s'est étoffé à 10 participants représentant les instituts techniques (Arvalis, Cetiom), l'industrie des engrais (Fertiva, Grande Paroisse, Kali und Salz, Unifa) et du soufre (Cerexagri), les laboratoires (Laboratoire d'Analyses et de recherche de Laon).

Pour élargir sa représentativité le groupe souhaite intégrer un représentant des chambres d'agriculture et un agronome de la distribution agricole.

 

Éléments du bilan du soufre au niveau national

Entrées :

* Apports par les engrais minéraux : grâce à la compilation statistique effectuée par l'Unifa on sait que en 2002-03 l'apport de SO3 a été de 474.369 t (hors soufre des engrais magnésiens) soit une estimation totale de l'ordre de 560.000 t SO3. Ces apports ont baissé de 1998 à 2001 pour remonter légèrement. Quant à la structure de cette consommation on note que si les engrais composés contribuent pour la moitié, les azotés soufrés se sont renforcés au fil du temps au détriment des apports de soufre par les engrais phosphatés. Régionalement ces apports de soufre ont diminué surtout dans les régions d'élevage et de polyculture-élevage (Bretagne, Pays de Loire).

* Apports par les déjections animales : alors que le soufre des engrais minéraux est sous forme sulfate, donc directement assimilable, celui des engrais de ferme n'est sous forme minéral que pour une très faible proportion. L'essentiel du soufre des déjections animales se trouve sous des formes organiques, dont la biodisponibilité l'année même est minime (minéralisation annuelle de 1 à 3% de ce soufre organique d'après des travaux danois). En tout état de cause l'estimation de cette source " déjections animales " aboutit à environ 325.000 t SO3 Régionalement cette source n'a de forte incidence qu'en Bretagne principalement.

* Retombées atmosphériques : 14 kg SO3 /ha/an de déposition en 1997, ce qui laisse supposer un chiffre autour de 10 à 11 kg aujourd'hui

* Pas d'information sur les apports par les résidus de l'industrie agroalimentaire , les boues d'épuration et les eaux d'irrigation

 

Sorties :

* Exportations par les cultures : en reprenant la méthodologie de l'étude FNIE- The Sulphur Institute de 1982-83, on aboutit pour 2003 à 955.946 t SO3 soit 10% de plus qu'il y a 20 ans (progression des rendements et forte hausse de la sole colza)

* Lixiviation : un poste éminemment variable qui va de quelques dizaines de kg à 340 kg SO3 /ha/an selon pluviométrie et type de sol. Une estimation totale annuelle de ces pertes au niveau national est impossible.

Cette approche bilan laisse penser que dans les régions de grande culture les besoins totaux en soufre, en particulier lors des années de forts rendements, ne sont pas complètement couverts. Il faudrait toutefois affiner au niveau régional, tout en sachant que le bilan est surtout pertinent au niveau de l'exploitation et pour les cultures les plus exigeantes en soufre.

 

L'état des préconisations actuelles :

Il semble qu'elles ne concernent que le colza et les céréales à paille, ce qui est logique compte tenu de l'importance de la nutrition soufrée pour ces cultures.

 

* Colza : la préconisation CETIOM de 75 kg/ha SO3 établie voici 15 ans est largement suivie d'après leur enquête annuelle. Toutefois 25% des surfaces de colza en reçoivent aucun apport de soufre. Pas de préconisation quant au type d'engrais soufré par le CETIOM.

* Blé tendre et orge d'hiver : Arvalis a publié en avril 2003 une grille réactualisée. En fonction de 3 critères (sol, pluviométrie d'octobre à février, et apport de soufre sur précédent) elle préconise de 0 à 40 kg/ha SO3 avec une préférence pour les azotés soufrés. Pas d'enquête permettant de cerner les pratiques réelles des céréaliculteurs.

 

Aucune donnée sur les cultures fourragères qui sont pourtant consommatrices importantes de soufre.

Les producteurs d'engrais ainsi que la distribution propose une offre large d'engrais contenant du soufre : les positions commerciales se prennent toutefois tôt compte tenu des achats de morte-saison par les distributeurs.

 

Programme de travail du groupe en 2004 :

* Un test interlaboratoires (labos et constructeurs de matériel d'analyse) consistant à doser le soufre total d'un échantillon de référence (blé tendre ou colza) pour appréhender la variabilité interlaboratoires. Une participation financière du Comifer sera sollicitée pour la logistique de ce test.

* Présentation des travaux donnant lieu à une thèse parrainée par Grande Paroisse sur " l'étude du métabolisme azoté soufré du blé tendre à partir d'une fertilisation NS par voie foliaire "

* Méthodes de diagnostic de la nutrition en soufre des cultures

Pour toute information concernant le groupe soufre, merci de contacter l'animateur Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. (K+S KALI FRANCE).